Sélectionner une page

Florent FOUQUE a écrit, il y a quelques temps déjà (en 2009) la découverte du Lean Six Sigma. Pour ma part, je l’ai lu très récemment et c’est pour cette raison que j’ai eu envie d’en parler aujourd’hui.

Dès l’avant-propos, le ton est donné :

  • Présenter un projet dans son ensemble afin de rapprocher la théorie de la pratique
  • Traiter d’une méthodologie dans le contexte des prestations de service

Florent FOUQUE introduit rapidement la notion d’optimisation des flux transactionnels par opposition aux flux physiques. En d’autres termes, l’entreprise se focalise très souvent, et c’est tout à fait légitime, sur son cœur de métier en appliquant des méthodologies d’optimisation des flux physiques : fabrication de produits, logistique de produits, par exemples. Par contre son système d’information est de loin pas aussi bien appréhendé :

  • applications informatiques indépendantes nécessitant des saisies multiples
  • applications bureautiques créées pour palier aux lacunes des logiciels de gestion

Revenons à notre lecture.

C’est l’histoire de Bernard Talin, 55 ans, un manager « bien installé » dans son poste de responsable d’une entité de six personnes, en charge de l’évaluation des prévisions de ventes chez Green & Garden. Il est rattaché au responsable Supply chain de l’entreprise.

Du jour au lendemain, ses habitudes sont bousculées car il devient chef de projet en charge de maintenir un client important (environ 10% du chiffre d’affaires) que la société Green & Garden risque de perdre.

Sa mission est définie à travers :

  • un impératif de résultat (Qualité)
  • une limite de temps (Délai)
  • des ressources allouées (Coût)

La peur de l’inconnue envahit Bernard Tatin (réaction humaine tout à fait naturelle), mais très rapidement, il va s’appuyer sur le principe fondamental de toute gestion de projet, UNE METHODOLOGIE :

  • Définir
  • Mesurer
  • Analyser
  • Innover
  • Contrôler

Et le Lean Six Sigma dans tout ça ?

Bernard Talin ne souhaite pas lâcher le mot « Lean Six Sigma » car il pense qu’il va faire « peur » aux différents acteurs intervenant dans le projet. Lui même est passé par des périodes de doute tout au long du projet. Par contre, à chaque étape de son projet, Bernard Talin va s’appuyer sur le bon « outil » afin de maîtriser le management de son projet. Les outils utilisés sont présentés, de manière théorique, puis rapprochés de la pratique. La méthodologie « Lean » permet de traiter l’amélioration continue et la suppression des gaspillages inhérents à l’organisation de l’entreprise.

« Ecouter la voix du client en ne pensant qu’à une chose : Ce que vous dit le client ! Pas ce que vous pensez qu’il dit, mais CE QU’IL DIT ! »

La phase d’écoute est fondamentale. Il est important de travailler exclusivement sur les faits et non sur des jugements de valeur (cf article « Les actions correctives – Méthode de résolution de problème»).

« Tant que vous n’êtes pas remonté à la source des problèmes, n’envisagez aucune solution. C’est un point fondamental ! ».

La recherche de causes va évidemment vous permettre de remonter à la cause première. Cela vous évitera de mettre en place une solution du type « un sparadrap sur une jambe de bois ».

« Il est facile d’obtenir des indicateurs financiers, mais en revanche les indicateurs opérationnels tels que le suivi des commandes reines étaient totalement inexistants ».

La commande « reine » est une commande qui ne génère pas d’événements à traiter comme, par exemples : encours client dépassé, écart de prix, rupture de l’article, retour client, avoir client, …

Pour en savoir plus sur la construction d’un indicateur pertinent, vous pourrez lire mon article « Comment déterminer des indicateurs performants pour l’entreprise? »).

« Les problèmes d’aujourd’hui sont souvent le fruit des solutions apportées par le passé ».

Les modifications successives pouvant être apportées au fil du temps à une organisation, du fait de l’évolution permanente de son environnement (exigences clients, exigences règlementaires, contraintes internes), nécessite une « remise à plat ».

« C’est la structure qui influe sur les comportements et non le contraire. Donc si l’on veut changer les comportements de façon durable, il faut modifier la structure du système plutôt que tenter de modifier les comportements des personnes ».

Qu’allez-vous découvrir comme outils ?

Florent FOUQUE aborde de manière très ludique différents outils utilisés dans le cadre d’un projet : la définition du projet, la planification du projet, la matrice de Kano, la description d’un processus, la chaine de valeur, l’indicateur de mesure (justesse, répétabilité, reproductibilité), 6 sigma, la modélisation systémique, les six chapeaux e la créativité de Bono, la matrice faisabilité / efficacité, plan d’action …

En conclusion, un très bon livre pour découvrir le Lean Six Sigma. Il se lit très facilement car basé sur le déroulement d’un projet vécu « de l’intérieur ». Florent FOUQUE tient les promesses exposées dans l’avant-propos de son livre :

  • Présenter un projet dans son ensemble afin de rapprocher la théorie de la pratique
  • Traiter d’une méthodologie dans le contexte des prestations de service

Donnez-moi votre avis sur ce livre en laissant un commentaire.

Une approche pragmatique sur le Lean Six Sigma à lire absolument afin de démystifier la méthodologie.

 

Crédit photo : businesspictures

Recevez gratuitement mon livre pour économiser du temps et gagner en efficacité

Dites-moi simplement à quelle adresse mail je dois vous l'envoyer.

Merci! Vous allez recevoir un mail. :-)

Pin It on Pinterest